Oui tiens et si je revenais ici un peu. Pas de justifications, on s'en fiche en fait. Je ne sais pas , je suis plus inspirée ici quand il s'agit de critiquer blablater sans sous entendus, on laissera la sincérité incompréhensible pour
là-bas.
Quand j'étais petite, j'étais assez féministe. Pas vraiment en fait, mais juste parce qu'un jour tu milites pour le droit des animaux parce que les animaux ils sont gentils gnagnagna, le jour suivant tu te dis qu'il faut que les hommes et les femmes aient les mêmes droits parce que ce serait bien hein, mais tu sais pas ce que ça veut dire.
Après j'ai abandonné cette idée, non pas que je crois pas à l'égalité, mais plutôt parce que je les voyais pas, les inégalités. Ou plutôt parce qu'on fini par les considérer comme les simples et nécessaires différences, normales , découlant du simple que fait que NON nous ne somme pas les mêmes êtres à la base (histoire d'hormones et d'organes, vous n'êtes pas sans connaître l'anatomie messieurs dames).
Et puis après on se dit que merde. Pas parce qu'on mûrit mais parce qu'on vieillit. Littéralement. Non pas que je sois vieille, j'en suis loin, merci bien. Mais je m'en rapproche, jour après jour. Et oui j'ai peur. Parce que comme nombre de filles , j'ai oublié mon féminisme quand les avantages d'être une fille, qui viennent de ces différences, sont apparues. C'est un attrape-nigaud (ou plutôt nigaudes) cette histoire. Parce qu'on est jeunes, et qu'on devient des « jeunes filles », on se dit que finalement c'est bien plus facile que d'être un garçon, elle est bien finalement notre situation. Mais on oublie aussi que bientôt on ne le sera plus. Des jeunes filles. Car on vieillit vite. Bientôt on perdra nos armes, sur lesquelles on se reposait pour ne pas avoir a se battre sur le même terrain que les hommes. Mais quand eux prendront en assurance, en virilité , en charisme, qu'est ce qu'on gagne nous ?
Un garçon est apprécié en tant qu'homme car il fascine en tant que Lui. Une fille est appréciée en tant que femme car elle répond à une série de pseudo-qualités ; on pourra dire ce qu'on veut, elle reste souvent interchangeable, à long ou à cours terme ; je ne parle pas tant ici d'une espèce de « rôle de la femme » je pense bien que l'on a dépassé cela, merci bien. Mais un garçon qui ouvre sa gueule, qui a du talent pas forcément en subtilité , qui part dans des trips pas toujours compris, qui a des défauts et mimiques horribles mais horriblement attirants, les (nous) rendra folles. L'inverse ??La belle blague. La telle femme en sera peut-être respectée , en secret fantasmée qui sait , car elle se bat sur le même terrain. Qui aura sa place près de l'homme ? Celle qui admire.
Le garçon qui fait un faux pas n'en fait en fait pas vraiment un , car il « est comme ça » , celà fait partie de son charme. La femme elle, a failli. Failli à quoi ? Ce qu'elle est censée être.
Mais je me complais parfaitement là-dedans c'est vrai. Mais j'ai si peur de vieillir aussi.
Et bien sûr les exceptions je refuse de les voir. Car je suis jalouse de ces filles là, que je me dis que je verrais bien, même si je n'y serais à ce moment-là pas du tout préparée. Je ne dois pas être courageuse, c' est tout. Vous êtes courageuses vous?